La poésie comme refuge pour Val Kilmer
En 1977, Val Kilmer avait 17 ans. Il était « brut de chagrin » suite au récent décès de son frère cadet, Wesley. Il se plongea alors dans ses études à Juilliard, où il avait auditionné pour le programme de théâtre avec un poème qu’il avait lui-même écrit. Ce poème, intitulé « Sable », était sa propre création, une tentative audacieuse de se démarquer des autres candidats.
Dès la deuxième année, Kilmer lisait des poèmes à haute voix à sa classe, montrant ainsi son amour des mots et de la poésie. Il continua à écrire et à lire de manière extensive, se nourrissant des œuvres de poètes comme Seamus Heaney, qu’il considérait comme le meilleur.
En 1987, Kilmer publia son recueil de poèmes intitulé « Mes Édens Après Burns », incluant notamment un poème dédié à Michelle Pfeiffer, rencontrée sur le tournage d’une émission spéciale. La poésie était pour lui un moyen de s’exprimer et de se libérer, un refuge dans lequel il pouvait laisser parler son cœur.
Son recueil le plus complet, « Cowboy Poet Outlaw Madman: Poèmes Choisis, 1987-2020 », dévoile un Kilmer à la fois enjoué et solennel. Ses poèmes, qu’il écrivait même entre les scènes de tournage, reflétaient sa personnalité complexe, oscillant entre humour et mélancolie.
À travers sa poésie, Val Kilmer laissait entrevoir son âme blessée, sa quête de rédemption et son désir de renouer avec son frère disparu. Chaque vers, chaque mot était une exploration de son être intérieur, un moyen de transcender sa propre douleur.
Ainsi, la poésie était pour Val Kilmer bien plus qu’une simple passion; c’était un territoire d’exploration et de révélation, où son talent pouvait pleinement s’exprimer. Son héritage poétique reste aujourd’hui un témoignage émouvant de son âme tourmentée et de sa quête perpétuelle de sens.